Un Prix Nobel sur les biens communs et le mind mapping pour les représenter ?

mardi 20 octobre 2009 par Pierre Mongin
  • Vous trouverez ici plusieurs extraits d’articles sur les biens communs . Je me demande si le mind mapping ne serait pas un moyen pour les représenter .
  • En effet, l’attribution d’un Prix Nobel sur le thème des biens communs donne une bouffée d’oxygène contre la pensée unique du marché qui régulerait tout.
  • Pour expliquer les biens communs, nous pouvons prendre l’exemple de la pêche. Au début, les individus ont accès à une ressource limitée en fonction de leurs propres besoins. Ils trouvent d’abord un profit à l’utiliser.Mais ils finissent par constater que les gains unitaires diminuent. En conséquence, ils prélévent de plus en plus sur la ressource, quitte à l’épuiser ou à la rendre hors d’usage pour compenser ces rendements décroissants.
  • C’est la tragédie du bien commun. L’un des meilleurs exemples est la pêche. Pour compenser la baisse des prises, on met encore plus de filets en mer ." Si je veux maintenir mes revenus, j’ai ’intérêt à travailler plus dur cette année " disent les pécheurs. Plus la ressource s’apauvrit plus on racle les fonds !
  • Heureusement, la mise en œuvre des logiciels libres montrent qu’ils est possible de créer des biens communs. Par exemple, en France est déjà à l’œuvre, il suffit de voir l’image ci-dessous : une représentation en réseau proche d’une carte heuristique pour s’apercevoir que la mise en réseau crée une intelligence collective . Il se crée un éco-système, comparable à la forêt primaire ou aux récifs coraliens . Ce sont des éco-systèmes matures qui s’auto-organisent en une communauté intégrée et diversifiée d’organismes, avec le but commun de se maintenir en un endroit donné, en utilisant au mieux leurs ressources disponibles en essayant de le faire sur le long terme. http://www.revue-reseau-tic.net/

Extraits d’un article dont vous aurez la source ci-dessous :

  • "L’extension du travail immatériel et du numérique à l’échelle du monde et dans toutes les activités humaines souligne l’émergence centrale d’un nouveau type de bien commun, articulé autour de la connaissance et de l’information, et des règles collectives de fonctionnement en réseau."

http://vecam.org/article1122.html

  • L’extrait d’un article du Monde daté du 20 octobre sur les travaux des nouveaux prix Nobel le confirme :
  • Une conclusion centrale de leurs travaux est qu’il n’existe pas de solution miracle en matière de gouvernance. Selon les situations, l’échange marchand, la centralisation, la planification, la négociation horizontale et coopérative, peuvent chacun être plus efficace que les autres. Le choix d’une bonne gouvernance passe donc par l’examen détaillé de chaque situation. Leur méthodologie repose sur une analyse de l’efficacité comparée des solutions alternatives.

Oliver Williamson insiste sur les caractéristiques des transactions. Il explique notamment qu’il est parfois nécessaire de réaliser des investissements spécifiques à une relation, comme, par exemple, des investissements dans des compétences, qui peuvent expliquer que l’on " sorte du marché " pour s’engager dans une relation coopérative de long terme.

Elinor Ostrom, elle, insiste sur les caractéristiques des ressources qu’il faut gérer en commun. La diversité des parties prenantes, la rivalité entre services attendus (par exemple l’irrigation par rapport aux besoins sanitaires ou récréatifs de l’eau), les ressources institutionnelles (le fait que certaines populations disposent de réseaux sociaux stables, ou bénéficient d’un État efficace), expliquent la supériorité de telle ou telle forme d’organisation à un moment et en un lieu déterminés.


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