Comment le mind mapping montre que la Gréce ne modernise pas son systéme fiscal !

dimanche 17 juin 2012 par Pierre Mongin
  • Le mind mapping est un excellent moyen de représenter les éco-systémes. En voici un exemple sur le système fiscal grec. Ainsi, pourquoi le gouvernement grec doit emprunter autant d’argent ?-Parce qu’il ne peut obtenir de ses propres citoyens à payer des impôts.
  • Le gouvernement grec estime que un tiers des impôts dus ne sont jamais payés. Et apparemment, il était beaucoup plus facile d’ emprunter de l’argent même à des taux exorbitants que de faire payer aux Grecs ce qu’ils doivent.
  • Ainsi, en 2009, le ministère des Finances grec a appelé un héros improbable,le professeur d’informatique à l’Université d’Athènes, Diomidis Spinellis qui s’est appuyé sur le mind mapping pour réaliser son étude.
  • Spinellis a abordé les problèmes comme un défi. Il a fait quelque chose qui s’appelle une carte mentale. Une carte mentale ressemble à un arbre, et la fait correspondre à la façon dont votre cerveau fonctionne. Et c’est avec cette mind map que le professeur Spinellis a illustrée de manière précise, pourquoi la Grèce est tellement en manque de recettes fiscales.
  • D’abord sur la carte mentale,repérons les fraudeurs de l’impôt, pensait-il, et cela améliorera la perception des impôts. Partout où il a regardé dans les données, il a vu l’évasion fiscale.
  • Par exemple, une société rénumère souvent ses actionnaires . Ces actionnaires ont reporté leurs revenus dans leurs déclarations d’ impôts. Donc, il a utilisé un programme informatique pour vérifier que les montants correspondaient -entre les revenus déclarés qui ne doivent pas être inférieur à la somme touchée. Mais, avec le programme de Spinellis dans de nombreux cas, il l’ était !
  • Il a constaté que certains omettaient de déclarer ce montant complètement et d’autres oublaient un chiffre ainsi ils déclaraient dix fois moins que ce qu’ils auraient réellement eu à déclarer.
  • Spinellis a trouvé des centaines de milliers de cas de fraude fiscale potentielle.
  • La Grèce a trois cents bureaux fiscaux régionaux. Spinellis a pensé que la solution était simple. Partager les données avec chacun d’eux et regarder d’où venaient les flux de recettes.
  • La plupart des Grecs vous diront que la corruption est généralisée dans les bureaux des impôts.
  • Spinellis a donc ajouté un nouvel élément à la carte mentale:les problèmes de gestion dans les bureaux fiscaux régionaux.
  • Spinellis a écrit un petit programme qui extrait les données de performance de chaque journée de tous les bureaux de collecte d’impôts. Il a enregistré des informations sur le montant des recettes recueillies, combien de dossiers ont été cloturés, le nombre de jours qu’il a fallu pour clore une affaire, etc .Il a aussi conservé une liste des bureaux fiscaux qui n’avaient pas traité un seul cas ce jour-là. Il y avait des centaines d’entre eux dans ce cas.
  • C’est autour de ce point, au cours des deux ans de son étude, que Spinellis eu une pensée inquiétante,un nouveau point sur sa carte mentale a été rajouté, le Ministère des Finances. Le système de fixation d’impôt de la Grèce, et, finalement, ce qui fait fonctionner l’économie grecque, n’était pas une question de peaufinage de ses programmes informatiques. Ce n’était pas un problème d’information. C’était un problème de culture.
  • Si les gens ne veulent pas payer des impôts, les collecteurs ne veulent pas les recueillir, et les politiciens ne veulent pas les punir, peut-être la Grèce a besoin de plus qu’une carte mentale.
  • A la fin de l’année 2011, Spinellis a démissionné de son poste du gouvernement. Il est retourné dans l’enseignement.
  • Et pour l’instant, la Grèce essaye de survivre avec les plans de sauvetage internationaux en provenance de pays où les gens paient leurs impôts. Dans quelques semaines les inspecteurs européens se rendra à Athènes pour vérifier si, entre autres choses, la Grèce a augmenté la perception des impôts. Si la culture a finalement changé ?
  • Source :http://www.npr.org/blogs/money/2012/01/05/144747663/how-a-computer-scientist-tried-to-save-greece Diomidis Spinellis est professeur agrégé au Département de Sciences de Gestion et de la technologie à l’Université d’Athènes d’économie et d’affaires, de la Grèce.

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